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DUVY

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Superficie : 850 hectares

Nombre d'habitants : 476

Maire de la commune : HAVARD Laura

Coordonnées de la Mairie :

1, rue des Moulins
60800 DUVY

Tel. : 03 44 59 14 16
Fax : 03 44 39 52 01

Permanence d'ouvertures au public : Le mardi de 16h à 19h. Le vendredi de 10h à 12h.

Duvy est situé à trois Km à l'ouest de Crépy en Valois, sur la route qui mène à Senlis. Le village occupe les berges de la Sainte Marie tandis que ses deux hameaux, Bazoches et Bouville, s'élèvent sur les plateaux qui bordent la petite vallée. Les riches terres à blés environnantes et les dénivelés du lit de la rivière sont les points de départ très anciens d'une vocation rurale et meunière. On y compta jusqu'à sept moulins à eau dont les sites sont encore visibles. Les traces de moulins banaux remontent au XIéme siècle tels le moulin de la Ville qui appartenait à l'évêché de Senlis et le moulin de la Carrière, propriété des comtes de Valois. On trouve trace en l'an 1316 de l'actuel site du moulin Sainte Catherine qui appartenait alors au seigneur Gilles d'Ormoy. Le moulin de la Tour sur la route de Séry fut le dernier créé, en 1800, sur le ru des Taillandiers. L'église du village, dédiée à Saint Pierre, se dresse sur le rebord du plateau qui sépare Duvy de Crépy en Valois. La partie la plus ancienne remonte à la fin du XIéme siècle. Sa forme curieuse résulte des nombreuses modifications qu'elle subit jusqu'à la fin du XVéme siècle. Au Moyen Age, c'est autour de cette église et du château voisin abritant les seigneurs de Duvy que se situait sans doute le village. Sur l'emplacement du château du XIIéme siècle s'élève actuellement une demeure remaniée vers le XVIéme siècle dont on peut voir le porche muni de créneaux et la tourelle enfermant l'escalier qui mène à l'étage. Au XIIIéme siècle, le comte Charles de Valois fait creuser l'« étang de la Carrière » en amont du moulin et fait édifier une demeure de plaisance: le «manoir du Comte » dont il reste des traces dans l'actuelle ferme des Tournelles située à la sortie du village vers Rocquemont. Face à cette demeure s'édifiait la chapelle Saint Sulpice, avec jardin attenant, lieu que les plus anciens nomment encore « le jardin de la chapelle ». Elle fut vendue avec les biens du clergé en 1792 et détruite sans doute peu après. Le hameau de Bouville (qui signifie « lieu de pâturage ») est situé sur la rive droite de la Sainte Marie. C'est l'un des premiers domaines des rois de France. Bien avant l'an 1000 y fut édifié un château non fortifié que l'on nommait « palais ». Cédé ensuite aux comtes de Crépy en Valois, ce domaine royal abrita les comtesses Elisabeth et Eléonore, filles du puissant comte Raoul IV. En 1205 sous Philippe Auguste, la comtesse Eléonore fit édifier dans le parc du palais un monastère pour religieuses: l'abbaye du « Parc aux Dames » qu'elle dota somptueusement. Cette abbaye fût détruite durant la Terreur. Sur l'emplacement du palais royal s'élevèrent deux fermes, réunies ensuite en une seule, toujours active de nos jours. Une partie de la demeure actuelle flanquée d'une tour daterait de Henri Il (-1550). Le hameau de Bazoches, sur la rive gauche, borne l'entrée de Duvy en venant de Senlis. C'est là que fut édifiée au début du IVéme siècle une « basilica » (d'où vient le nom de Bazoches), l'une des premières églises du Valois. Les rois, puis les comtes de Crépy établirent un Maire à Bazoches pour gouverner leurs domaines. Ce hameau qui devint ensuite la propriété de l'évêché de Senlis fut rasé pendant la guerre de Cent Ans. Il ne reste aucune trace de ce passé. Entre 1877 et 1882 Duvy fut contraint de sacrifier une partie de son territoire et de son environnement bucolique sur l'autel du progrès: surgissant d'Ormoy- Villers, la ligne des Chemins de Fer du Nord taillada en force le paysage, rognant un peu sur le ru du Fond de Vaux, évitant de justesse le château des seigneurs et l'église, enfouissant sous six mètres de talus l'élégant parc à la française du moulin de la Ville dont il ne reste qu'un dessin. Cette ligne reste active mais la gare mise en exploitation le 1er août 1882 et dont la nécessité fit à l'époque l'objet d'âpres discussions n'a aujourd'hui plus de fonction. La boucle Duvy-Crépy qui fermait le triangle de voies formé avec Ormoy-Villers a également disparu. La rivière Sainte Marie franchit un dénivelé d'environ 15 m sur le kilomètre de traversée du village. Elle conserve dans une partie de son cours une flore et une faune protégées: aconits, orchis incarnat, aulnaies, hérons cendrés dans les étangs proches. On y trouve la truite et bien sûr le cresson qui occupait en 1880 environ 20 ha entre le moulin de la Carrière et le Parc aux Dames. Il n'en reste aujourd'hui qu'un hectare mais, grâce à la qualité de l'eau, il a été possible de créer et d'entretenir un lieu de pêche à la truite. Vers 1900, l'eau d'une source située dans la cours du moulin de la Carrière fut mise en bouteilles et commercialisée sous le nom « Eau de Duvy, Source Sainte Marie ». L'entreprise ne dura que quelques années. L'essor de Crépy en Valois et les ravages successifs des guerres, jacquerie et autres révolutions ont retiré à Duvy son statut privilégié. Ce village de 420 habitants a conservé de son passé une forte activité agricole, avec quatre grandes exploitations, une minoterie bâtie sur le site du moulin Sainte Catherine détruit en 1940 et une activité industrielle de mécano soudure et de peinture. Malheureusement le commerce de proximité disparaît, comme dans de nombreux villages. Le dernier four à pain à feu de bois s'est éteint à la fin du siècle dernier. Une association, baptisée « l'Orme de Duvy » a été récemment créée pour veiller et participer en coopération avec la municipalité à la sauvegarde du patrimoine. Actuellement la restauration de l'église s'impose, mais aussi la sensibilisation de tous, jeunes en particulier, à l'importance de la connaissance de notre passé, de nos racines. L'orme de Duvy était un arbre qui servait au Moyen Age de lieu de rencontre et d'exercice des actes légaux ou administratifs: justice, impôts, etc. et qui avait son équivalent dans d'autres villages. Il disparut, très vieux et très gros, en 1750 et pour l'instant, nous ne savons pas où il s'élevait!









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