La Grivette retrouve son cours naturel

La grivette après travaux

À Thury-en-Valois, la communauté de communes a restauré 550 mètres de rivière pour améliorer son état écologique, restaurer la biodiversité et redonner au cours d’eau sa dynamique naturelle.

 

Longtemps contraint dans un tracé rectiligne, le cours d’eau de la Grivette présentait un état écologique moyen, avec un objectif réglementaire d’atteindre le bon état d’ici 2027. Pour y parvenir, la communauté de communes a engagé un vaste chantier de renaturation, rendu possible grâce au soutien de la commune de Thury-en-Valois, propriétaire du terrain. La coupe d’une ancienne peupleraie a offert une opportunité idéale pour intervenir et recréer un lit plus naturel.

Un diagnostic complet

Avant de redessiner la rivière, un diagnostic global a été mené sur l’ensemble de la Grivette, depuis sa source à Macquelines (Betz) jusqu’à sa confluence avec le canal de l’Ourcq.
Modélisations hydrauliques, analyses physico-chimiques, inventaires d’invertébrés, pêche électrique… Ces études ont mis en évidence un fonctionnement perturbé : un lit trop droit, une vitesse d’écoulement élevée et un risque accru de débordements en aval. Pour concevoir un nouveau tracé cohérent, le bureau d’études s’est appuyé sur un tronçon témoin, resté à l’état naturel. Les coefficients de sinuosité observés ont servi de modèle pour le futur lit restauré.

Redonner vie au cours d’eau

Au cœur du chantier : le reméandrage. Cette technique vise à recréer des courbes naturelles afin de rallonger le cours d’eau et d’adoucir sa pente. Grâce à un système GPS embarqué, les nouvelles courbes ont été précisément sculptées, puis contrôlées pour garantir une circulation correcte de l’eau. Au fil des travaux, la rivière a retrouvé une morphologie plus riche : des mares et de petites dépressions humides ont été créées pour se remplir naturellement lors des pluies ou des crues, tandis qu’un matelas de cailloux a été installé afin de reconstituer un fond alluvial propice au développement des poissons. L’ensemble favorise une diversification des habitats, indispensable au retour de la faune aquatique et amphibienne. À terme, ce profil plus sinueux contribuera à ralentir les crues, à renforcer les capacités d’auto-épuration du cours d’eau et à améliorer les échanges avec les zones humides qui l’accompagnent.

Les effets de cette renaturation seront suivis sur plusieurs années. De nouvelles analyses d’eau et de la biodiversité seront réalisées dans un an, puis un second bilan interviendra à trois ans pour mesurer durablement l’évolution écologique du site. En parallèle, l’Agence de l’Eau Seine-Normandie assurera un suivi régulier grâce à sa station de mesure située en aval. Ce projet est financé à 100 %, par l’Agence de l’Eau et le FEDER.

Un projet mené avec les écoles du territoire

Pour valoriser ce chantier d’envergure, la Communauté de Communes a souhaité impliquer les jeunes Valoisiens.
Au total, 140 élèves, issus de sept classes de Mareuil-sur-Ourcq, Boullarre et Betz, ont été accueillis sur le site. Encadrés par les équipes techniques, ils ont découvert le fonctionnement d’un cours d’eau, participé à des ateliers de plantation dans les mares nouvellement créées et réalisé un herbier à partir des essences présentes autour de la Grivette.

De nouvelles animations pédagogiques sont déjà envisagées pour sensibiliser les élèves aux enjeux de l’eau et de la biodiversité.

 

Communauté de Communes du Pays de Valois
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