Glaignes, une micro-crèche au cœur du village

À Glaignes, une toute nouvelle micro-crèche ouvre ses portes en septembre. Un projet attendu de longue date, porté par la commune et confié aux professionnels de Câlins Doudou. Rencontre avec Marie-Paule Tardiveau, maire de Glaignes, et Julie Patuzzo, directrice générale.

 

Pays de Valois : Comment est née l’idée d’une micro-crèche à Glaignes ?

Marie-Paule Tardiveau : Le constat était là depuis des années : les nounous du village sont parties à la retraite, les assistantes maternelles se font rares partout, et chaque rentrée était une bataille pour maintenir nos classes ouvertes. La fermeture d’une classe a Glaignes a été le déclic. Nous avions pensé à notre ancienne boulangerie dont les locaux étaient totalement inadaptés et avons
réfléchi alors à l’endroit où implanter une structure d’accueil pour la petite enfance. Nous avons décidé de démolir le préfabriqué qui accueillait la classe supprimée. On s’est dit : puisqu’il faut
construire, donnons-nous les moyens de réaliser un projet le plus parfait possible et durable pour nos familles glaignoises et celles des villages environnants. 

PV : Comment le projet a-t-il pris forme ?

MPT : Nous avons entrepris le projet en 2023, en consultant et en apprenant toutes les règles imposées dans l’accueil des jeunes enfants. Nous avons travaillé avec une architecte dans les normes
attendues par la PMI*, en associant dès le début les crèches Câlins Doudou, équipe expérimentée avec deux crèches à Nanteuil-le-Haudouin, dont les valeurs correspondent aux nôtres. Nous avons
ensuite lancé l’appel d’offres public, retenu 11 entreprises, et démarré les travaux en avril 2025 : neuf mois pile pour livrer 160 m² pensés dans les moindres détails. La CAF**, le Département et la Région
ont été d’un soutien exceptionnel ; la communauté de communes a également contribué via le Pacte financier, témoignant d’un soutien de tout le territoire.

PV : Quelle sera l’approche pédagogique de la structure ?

Julie Patuzzo : Notre fil conducteur cette  année, c’est la nature et le renouveau des saisons — une évidence quand on est entouré de forêts ! Mais ce qui nous définit vraiment, c’est l’inclusion et la
parentalité. On accueille les familles, pas seulement les enfants. Les parents peuvent partager une activité, participer aux cafés parents, proposer une matinée autour de ce qu’ils aiment faire. On travaille aussi avec la PMI pour accompagner les familles qui en ont besoin. Et puis la musique, le chant, la langue des signes adaptée aux bébés, l’anglais au quotidien — tout ça fait partie de notre façon d’être. 

PV : Comment se compose l’équipe qui accueillera les enfants à la rentrée ?

JP : La crèche proposera 14 places pour des enfants de 2 mois et demi à 3 ans. L’équipe compte quatre professionnelles diplômées de la petite enfance : une éducatrice de jeunes enfants, une
auxiliaire de puériculture, et deux CAP petite enfance en cours de diplôme supérieur. C’est une équipe soudée, qui travaille ensemble depuis le début d’année pour que l’ouverture se passe 
dans les meilleures conditions.

PV : Quel impact pour les familles au-delà de Glaignes ?

MPT : La crèche est ouverte à toutes les familles du territoire, pas seulement aux Glaignoises. On se positionne comme une vraie réponse de proximité. Et à plus long terme, on espère que ces enfants resteront sur le territoire, qu’ils iront à l’école ici. C’est tout un cercle vertueux qu’on essaie de recréer pour notre village.

Communauté de Communes du Pays de Valois
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